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Celtival au four et au Moulin La
Nouvelle République des Pyrénées, 20/03/06 
Enorme
succès de l'édition 2006 de cette Saint Patrick en forme de Festival
organisé par l'association Celtival
Si vous avez la chance de vous trouver coincé un soir de tempête
hivernale dans un pub de Doolin du côté des falaises de Moher, sur la
côte ouest de l'Irlande...vous vous laisserez forcément prendre au son
du uilleann pipes, la cornemuse irlandaise. Plus petite que sa
grande soeur écossaise et se jouant assis au coin du feu... Deux pintes
plus tard, votre voisin vous expliquera alors que si elle est plus
discrète, l'Irlandaise, c'est parce que l'occupant anglais fit interdire
les grandes cornemuses gaéliques et que les irlandais durent alors
fabriquer un instrument pour jouer en cachette afin de préserver leur
culture... Ah? Pourquoi les anglais interdirent-ils les grandes
cornemuses? Parce qu'elles étaient le plus dangereux instrument de guerre
que possédaient les Irlandais tant elles galvanisaient les combattants
celtes, vous entendrez-vous répondre.
Une anecdote qui m'est revenue à l'esprit, samedi soir, au Parc des Expos
où se déroulait la nuit du Celtival 2006 et de la Saint Patrick de
l'Amicale des Celtes en Bigorre tandis que jouaient les 35 sonneurs de
l'exceptionnel Bagad de Vannes, classé première catégorie. Le bagad
Mélinarion, Bagad des Moulins et "Meuniers" ainsi que l'indique
leur gilet bleu, et qui avec ses bombardes, binious, caisse claires et
cornemuses vous faisaient ressentir physiquement cette force celte de
Bretagne, d'Irlande, d'Ecosse : la capacité à faire battre derrière
leur souffle, derrière leurs cornemuses et batteries, un seul coeur dans
des milliers de poitrines, une seule âme unie dans une même culture
vivante , vigoureuse.
Culture dont la force en l'occurrence est de ne pas s'enfermer dans le
passé, de ne pas cultiver le chapeau rond ni les deux pieds dans un seul
vieux sabot, mais bien d'être capable aussi de puiser à la tradition
musicale pour la dépasser, d'assimiler la nouveauté pour continuer à
s'inventer un présent, ainsi que l'illustrait encore le Bagad de Vannes
par la richesse de ses compositions, suites et danses... ce qui nous
ramenait alors à Doolin et cette image de musiciens jouant ensemble de 7
à 77 ans du plus "trad" au plus branché, dans le même pub
irlandais.
un lien intergénérationnel et une dynamique, une vitalité qui se seront
vérifiés tout le week-end, au Parc des Expos, grâce à l'Amicale
présidée par Jean-Luc Deville Keravec et ses bénévoles, pour ce
Celtival coïncidant cette année avec la Saint Patrick, comme on aura
parcouru avec plaisir les allées du "Village Celtique", ses
ateliers artistiques, admiré ses bijoux, ses broderies et la souriante
simplicité qui aura présidé aux danses entre deux galettes.
Bref, entre les concerts, Les sonneurs du Sud, Jim Rowland, le Bagad, sans
oublier nos régionaux tels Dingles Bay et Rosin the Bow, puis le concert
bal d'hier animé par Loargann du Cercle Breton, Irish Bigerri, Menestra
et Doolin : il aura fait bon se régaler au four de ce Celtival et au
moulin de Mélinarion. Et rendez-vous à la prochaine édition les 17 et
18 mars 2007. Pierre
Challier 
Plein
succès pour le Celtival la
dépèche du midi, lundi 20 mars 2006
Depuis samedi ( lire notre édition précédente), le village celtique n'a
pas désempli au Parc des expositions pour cette deuxième édition
remplie des sonorités de la harpe et des cornemuses. " On a dû
refuser du monde", nous confiait, hier, Jean-Luc Deville-Keradec, le
président du Celtival et de l'association portant le même nom. Pour la
première journée, les records de participation ont été battus : 1000
visiteurs et 1200 entrées pour la grande nuit celtique. Parmi une
multitude de groupes, le Bagad de Vannes s'est taillé un joli succès à
coup de bombarde et de caisse claire. Hier , cet engouement s'est encore
confirmé jusqu'à l'heure du concert bal. 
Le
Celtival : un carton ! La
semaine des Pyrénées, jeudi 23 au 29 mars 2006 Le
printemps des Celtes en Bigorre, au parc des expositions, a affiché
complet. Un grand succès !
Bretons, Gallois, Irlandais et autres Celtes ont fait vivre aux Bigourdans
un week-end festif et coloré, au parc des expositions. Le deuxième
Celtival a tenu ses promesses : les curieux ont défilés en nombre au
"Village Celtique" et la Nuit Celtique a enthousiasmé les
amateurs de musiques et de danses traditionnelles.
L'amicale des Celtes en Bigorre, organisatrice, a construit deux types
d'animations, pour faire découvrir la culture celte. Le village celtique
mêlait stands et animations diverses. Exposition d'instruments de
musique, de bijoux d'objets marins ou de vitraux ; témoignages des
anciens de régiments celtes et des voyageurs revenus d'Irlande ou du Pays
de Galles ; contes pour les enfants ou démonstrations de danses
bretonnes.
" Je suis venu au Celtival, parce que je suis très attiré par
l'Irlande, un pays où j'aimerais bien me rendre un jour"
explique Jean-Marie Vahé, l'un des visiteurs. Au stand de Gildas Bellego,
le luthier, Jean-Marie essaie une flûte irlandaise, sous le regard expert
d'Isabelle Dautan, violoniste venue du Lot pour le Celtival " Je
joue surtout de la musique irlandaise. J'aime cette culture, d'une
grande richesse. En Irlande, j'ai vu des anciens jouer spontanément d'un
instrument de musique dans la rue. Il me semble qu'en France, nous avons
perdu ce sens de la culture populaire. Le Celtival permet de redécouvrir
l'importance du folklore et des traditions". Bombardes-binious
Jean-Luc Deville-Keravec, président de l'Amicale des Celtes en
Bigorre, insiste beaucoup sur la notion de convivialité. " Nous
voulons reconstituer, avec ce Celtival, l'esprit joyeux que nous vivons
dans les fêtes en Bretagne et chez nos cousins européens. C'est aussi
une manière de faire voyager et rêver les Bigourdans". La Nuit
celtique, point culminant du week-end, a mis en valeur les talents de
musiciens comme le malicieux gallois Jim Rowland, accompagné par un
talentueux harpiste... de Tarbes. L'humour de Jim, plein d'autodérision
sur la rugueuse langue galloise, a enchanté les spectateurs. Le groupe
bigourdan Dingle Bay et les irlandais de Rosine debow ( Rosin
the Bow ) ont maintenu le public sous le charme. Et le Bagad de
Vannes a enflammé la soirée pour un fest-noz dans la plus pure tradition
celtique. Tard dans la nuit, binious, bombardes et tambours ont fait
résonner les rythmes traditionnels de la culture celte. Une culture qui
semble décidément séduire les Bigourdans qui, à l'approche des
vacances, rêvent de voyages !
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Coup d'essai, coup de
maître
Premier
festival Celte: un énorme succès malgré la concurrence
Nouvelle
République des Pyrénées, 21 mars 2005
Il y avait beaucoup de choses à faire ce week-end, beaucoup de choses
à voir. Et en plus, il faisait un temps superbe ; l'appel de la
montagne d'un côté, celui de la mer de l'autre. On pouvait se dire en
toute logique que le premier festival celte en Bigorre serait un flop.
Quoi? des cornemuses et autres binious alors qu'il y a tant à faire?
Quoi? des crêpes et galettes alors qu'on peut se faire tranquillement
avec un petit gâteau à la broche ou une truite de derrière les
fagots? Quoi, un chouchen au lieu d'un Armagnac? vous rigolez...
C'était sans compter sans le formidable aimant qu'est la culture celte.
Sans ce terrible magnétisme, un peu guindé de prime abord, mais
somptueusement chaleureux en définitive.
D'aucuns, il y a quelques années, ont avancés la théorie comme quoi
les Bigourdans étaient en fait des Celtes. énorme éclat de rire au
départ. Sans blague, eux, c'est eux, nous, c'est nous. La Bigorre
celte, c'est sans doute un peu farfelu et tiré par les cheveux, à tout
le moins. Mais force est de constater que Bigourdans et Celtes ont au
moins deux points communs: la tête dure et le sens de la fête. A
partir de là, tout est possible. Si la mayonnaise celte a si bien pris
en Bigorre, ce n'est sans doute pas par hasard.
Samedi, feu d'artifice culturel, au village du Parc des Expos, avec
ateliers, stands en tout genres, jeux, danses bretonnes et irlandaises,
grand repas breton; et pour clore le tout, une soirée concert de
derrière les fagots: Salicorne, Rosin the bow ( le groupe irlandais
tant attendu ) et en apothéose, le mythique groupe Diwall. De quoi
envoyer aux nues les chapeaux bretons et les bérets ronds.
Un
pur régal
Dimanche, repelote celtique toute la journée : galettes et crêpes à
gogo, cidre à flots et musique, musique, musique. Cette musique
celtique à la fois envoûtante et entraînante.
" On n'en demandait pas tant ! On n'y croyait pas à ce point là!
": le Président Jean-Luc Deville- Keravec était débordé, mais complètement
aux anges. Plus de mille personnes pour le concert de samedi, une foule
impressionnante pour le dimanche, que demande de plus le peuple celte? A
l'année prochaine, tout simplement. remettez-nous ça. Comment dit-on
déjà, "c'était top " en breton?
Hélène
Dubarry
Tricheurs
Toutes les nations celtes étaient représentées au Celtival. Y compris
en costume d'époque. Un journaliste digne de ce nom se doit de
tout vérifier. C'est également vrai pour une journaliste bien sûr. La
question était donc de vérifier ce qu'il y avait sous le kilt du
représentant écossais. Et là stupeur : un caleçon bleu marine!
Tricheur, va! Et déception évidement pour la journaliste
consciencieuse qui ne faisait que son devoir. la réponse est là,
affligeante... Bah, ils étaient si beaux après tout...
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